Suivi par acoustique

Intérêt de l'étude des émissions sonores

Même si le monde sous-marin est considéré comme le monde du silence, il n’en est en fait rien ! Le son se déplace très vite sous l’eau (4 fois plus vite que dans l’air) et certains bruits peuvent porter sur de très grandes distances. Ces bruits sous-marins sont issus de différentes sources : elles peuvent provenir de l’environnement ambiant (vent, pluie, houle, séisme…), des animaux marins (cétacés, poissons, invertébrés) mais aussi des activités humaines (trafic maritime, parc éolien…).

Avec l’intensification des activités humaines en mer, la « pollution sonore », émise par l’Homme, peut avoir des effets néfastes sur la faune marine, et particulièrement sur les cétacés.

L'étude du bruit sonore marin peut permettre de :

  • Déterminer la présence, l’intensité voire même le type d’activité que certaines espèces animales marines spécifiques (comme les cétacés, mérous, corbs, crustacés…) produisent ;
  • Connaître dans le temps et l’espace l’évolution de la biophonie (sons produits par les animaux marins), indicateur de la biodiversité présente et par conséquent d’un état de conservation de l’habitat où est associée cette biodiversité.
  • identifier et évaluer l’antropophonie (sons émis par l’Homme) et leurs impacts sur la biophonie dans son ensemble ou sur certaines espèces ciblées (principalement les mammifères marins).

Dans l'AMP agathoise

Dans l’Aire marine protégée agathoise, un suivi acoustique a débuté depuis 2021 à l’aide de deux hydrophones (enregistreurs sonores sous-marins) immergés toute l’année dans et en dehors de la réserve marine. Les données sont récupérées tous les 1,5 mois environ et sont par la suite analysées par des spécialistes en acoustique sous-marine.

Ce nouveau suivi est complémentaire des suivis plus traditionnels de comptages des animaux marins. Cette étude des émissions sonores devrait permettre d'identifier des espèces qui ne sont pas pêchées et qui sont peu ou pas visibles en plongée (cétacés, corb, mérou…) mais aussi d’observer une évolution de la biophonie marine globale avec une comparaison dans l’espace (dans la réserve et en dehors de la réserve).

 

A une échelle plus large, Agde est aussi un point d’écoute acoustique passive dans le cadre du réseau CALME (réseau de surveillance environnementale par acoustique passive de la mer Méditerranéenne française).

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